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Nouvelles

Mères et fils (06.06.2017)

Les femelles bonobos sont des mères attentives et patientes qui s'occupent de leur progéniture, même jusqu’à leur maturité. La parenté à l'âge adulte n'est possible que lorsque la progéniture reste dans son groupe natal, comme les mâles ont tendance à le faire. Les femelles, de leur part, migrent généralement vers d'autres groupes autour de la puberté, où ils tissent leur propre réseau social. Les avantages des liens étroits entre mère et fils ne sont pas encore entièrement compris, mais les observations suggèrent que le protectionnisme de la mère peut influencer la concurrence chez les mâles. Ainsi, le soutien maternel peut provoquer un déséquilibre de pouvoir qui met les mâles sans parenté étroite dans une position de désavantage.

Zoe, avec ses trois fils, est une institution au sein de la communauté de l'Ouest, et est bien occupée par les tâches maternelles. Son fils aîné Ben a atteint l'âge adulte il y a longtemps et occupe un haut niveau dans la cohorte masculine. Zed, le puiné, n'est pas encore pleinement cultivé, mais montre des ambitions,  utilisant le soutien maternel pour promouvoir sa carrière individuelle.  Zizu est le plus jeune fils de Zoe ; c’est un enfant privilégié qui bénéficie également du rang élevé de sa mère et de la présence de Ben et Zed.

Le portrait de Zoe pris par Caro Deimel est devenu le label de Bonobo Alive, et est également affiché sur le T-shirt le plus vendu. A présent, Zizu a rejoint sa mère: Etta Sophie a conçu l'impression sur la nouvelle collection de T-shirts Bonobo Alive, à l'aide d'un cliché pris par le photographe de la vie sauvage Christian Ziegler. De cette façon, les T-shirts symbolisent le trait qui distingue les bonobos des autres grands singes: les mères et les fils restent ensemble.

Bonobo Zoe, © Caro Deimel; Bonobo Zizu, © Christian Ziegler; T-Shirt Collektion


Plus d'informations:


Photos: côté gauche: "Zizu" de Christian Ziegler, milieu: "Zoe" de Caro Deimel, côté droit: nouvelle collection de t-shirts

Nouvelle aide pour la protection des bonobos sauvages (Juin 15, 2016)

Des efforts considérables sont faits pour protéger les espèces de grands singes dans toute leur aire de distribution. Cependant, l’effectivité de tout cet investissement n’est pas toujours clairement établie. Des études récentes ont tenté d'évaluer l'impact des activités de conservation de manière quantitative et offrir une sorte de contrôle de la qualité des différents types de conservation de la faune. Il en découle que la présence permanente de personnes se livrant à la protection des grands singes est particulièrement efficace dans la prévention de la chasse et d'autres activités destructrices, que cette présence protectrice soit le fait des écologistes ou des chercheurs. De ce qui précède, il peut être présumé que la protection des populations sauvages de grands singes pourrait être réalisée par l'embauche d'un personnel suffisant (écologistes et/ou chercheurs) à installer sur le plus de sites possible. En réalité, cependant, le nombre de projets à long terme dans les sites d’habitat des grands singes reste limité. Et ceci s’explique entre autres par les coûts élevés des frais de fonctionnement de ces sites, les conditions de vie et de travail difficiles dans ces milieux reculés de même que les difficultés  à trouver des gens qui soient prêts à passer de longues périodes de temps dans ces zones peu hospitalières. Une alternative à la création de nouveaux sites est l’expansion et la diversification de la gamme d'activités à mener dans des projets déjà existants. Grâce à l'appui de Ouwehands Zoo Foundation (OZW) et Quagga, deux organisations néerlandaise de conservation de la nature et des jardins zoologiques allemands notamment le "Zooverein Wuppertal", Le Jardin Zoolgique de Cologne" et la Wilhelma Stuttgart, Bonobo Alive e.V. est maintenant en mesure d'étendre ses activités de conservation à un nouveau domaine d’environ 100 km2. Cette forêt est à proximité immédiate du site du Projet de Recherche Bonobos de LuiKotale (LuiKotale Bonobo Project) (voir la figure ci-jointe) et couvre un domaine où les bonobos ne sont pas encore sous une meilleure protection. Grâce à l'engagement des dites organisations, les habitants du village voisin qui ne sont pas encore impliqués peuvent être sollicités pour des travaux tels que le recensement de la population de bonobos dans leur forêt, la bio-surveillance, et des patrouilles anti-braconnage. L’amélioration des conditions et du statut de protection sur le nouveau domaine bénéficiera tant aux bonobos et qu’aux nombreuses autres espèces menacées  de disparition. Bonobo Alive utilisera cela comme une autre occasion de convaincre les villageois du fait que les animaux sauvages et les humains peuvent également bénéficier des activités de conservation.

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Zoo Cologne equips anti-poaching patrols (Décembre 18, 2015)

Bonobo

A la fin de la saison sèche, les eaux montent dans les rivières de la forêt tropicale d'Afrique centrale et la pêche y pratiquée n’est plus rentable;  la population locale couvre à nouveau ses grands besoins en protéines animale par les produits de la chasse. Cette chasse de subsistance est écologiquement durable compte tenu de la faible densité de population. Elle est tout à fait différente du braconnage pour des fins commerciales, entrepris par des bandes d’inciviques organisées, qui viennent souvent des zones éloignées avec des armes automatiques et de très nombreuses munitions. Ce braconnage vise les grands mammifères tels que: éléphants, antilopes, buffles et bonobos. Bien que la chasse sur les espèces protégées soit prohibée au Congo, mais la loi ne paraît pas suffisante en vue de la protection des espèces menacées parce que les auteurs d’actes de braconnage sont rarement appréhendés et condamnés. Pour éradiquer cet activisme des braconniers, il est nécessaire d'avancer dans les zones forestières reculées pour les en déloger. Malgré l'engagement des grandes organisations de conservation, ceci n’arrive que très rarement, et si c’est le cas, ces inciviques traqués en sont souvent  avertis par des battements de tambours et par d'autres canaux. Ce type d’entreprise est plus facile lorsque les enjeux se concentrent sur des zones relativement petites et les actions effectuées en collaboration avec les résidents locaux. Ceux-ci ne sont nullement enthousiastes pour de telles opérations s’il s’agit d’une invasion des braconniers lourdement armés.

Bonobo

Bonobo Alive e.V. est une organisation qui depuis plusieurs années support les activités de conservation dans cette partie de forêt ; elle a réussi à établir une méthode assez efficace selon laquelle les garde-parc de l’autorité congolaise pour la conservation de la nature (ICCN) agissent ensemble avec la population locale contre le braconnage.
L'équipement, la nourriture et les paiements en faveur des participants aux patrouilles sont financés par des dons. En plus des contributions des membres et des dons des particuliers, Bonobo Alive reçoit une aide substantielle des zoos allemands, tels que les zoos de Wuppertal, de Stuttgart ou de Cologne.
Le zoo de Cologne a, à titre exemplatif, récemment doté Bonobo Alive e.V. d’un don inestimable constitué d’une grande quantité de tenues de travail en plus des dons en espèces toujours  indispensables. Mieux équipés, les bénévoles des villages environnants se sentent maintenant plus sûrs et mieux considérés à l’instar des garde-parc dans leur uniforme. Le nouvel équipement augmente non seulement la motivation, mais a fait ses preuves d’utilité en terrain accidenté.
Avec le don du zoo de Cologne, de nouvelles normes pour les actions de Bonobo Alive e.V. sont fixés.

Pour les villageois de sexe masculin, s’afficher en pantalons et T-shirts portant le logo du zoo de Cologne est perçu, d’après Antonin Leclerque qui est actuellement responsable de l'organisation de patrouilles, comme un symbole de réussite sociale. Contre toute attente, ce don du zoo de Cologne pourrait conférer beaucoup de crédit et de popularité aux idées et actions en faveur de la protection des espèces et de la conservation de la nature.

 

Évaluation de la protection des Bonobos (Juillet 08, 2015)

Bonobo

La plus grande menace pour les bonobos sauvages est la chasse de ceux-ci par les humains. Pour protéger la population de bonobos de LuiKotale et ses environs de cette chasse, des équipes mixtes constituées de gardes armés de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et des villageois effectuent des patrouilles anti-braconnage. Cette initiative, qui est financée exclusivement par Bonobo Alive e.V.  a pour objectifs : la détection des camps de chasse, l’identification de la chasse aux espèces protégées telles que les bonobos et les éléphants, et de permettre à l'Autorité congolaise des Parcs nationaux (ICCN) d’agir et de sévir. En raison de la présence permanente des chercheurs et du personnel local, il est relativement facile d'évaluer l'impact de ces patrouilles dans le site d'étude de LuiKotale. Il est très évident que des patrouilles anti-braconnage ont largement réduit les activités de chasse dans le dit site d'étude et que les bonobos sont désormais mieux protégés que du temps où il n'y avait pas de ces patrouilles. Cependant, quelle est l'efficacité des patrouilles dans les zones qui sont plus éloignées du site de Luikotale? Quelle en est l’efficacité dans la protection des bonobos et autres espèces menacées comme les éléphants et les buffles de forêt, et - pourvu qu'il y ait un effet détectable -ces patrouilles ont-elles un impact durable sur la chasse et d'autres formes d’interventions humaines? Pour répondre à ces questions et à d’autres qui leur sont connexes, un projet de surveillance a été lancé pour évaluer la situation des bonobos et celle d’autres animaux sauvages sur une plus grande échelle spatiale. Utilisant des techniques standard pour la biosurveillance telles que les transects et des pièges photographiques pour obtenir des informations sur le statut des espèces rares et nocturnes. Comme les exemples ont attaché ici indiquer, les pièges d'appareil photo facilitent des rencontres de gamme proches avec quelques espèces rares et énigmatiques.

Bonobo

Les résultats obtenus peuvent être utilisés pour mesurer l'impact des patrouilles de manière quantitative. Sous la direction du zoologiste Joost van Schijndel, une équipe locale passera en revue une superficie d'environ 300 km2 pour détecter des signes des bonobos et d’autres formes de vie sauvage protégée. Dans le même temps, l'enquête va générer des informations spécifiques sur l'utilisation de la forêt par les humains. Avec les résultats de ce programme de surveillance, nous allons contribuer à l’évaluation de l'impact des patrouilles sur une échelle spatiale et à améliorer le protocole de la présente initiative. En outre, ces données peuvent contribuer aux plans en faveur de la protection des bonobos dans la partie sud du parc national de la Salonga.

Clip vidéo: léopard
Clip vidéo: éléphant

 

Les bonobos de LuiKotale comme ambassadeurs pour une campagne de conservation (Octobre 15, 2014)

Bonobo

Depuis plusieurs années, Bonobo Alive fournit des efforts en faveur de la protection des bonobos sur le site de LuiKotale et ses environs en République Démocratique du Congo. Désormais, les cibles de la protection s’affichent dans une large campagne lancée par WWF/Allemagne. WWF a des plans ambitieux pour la promotion de la protection des bonobos de même que la faune en général et la flore du Parc National de la Salonga, un des plus vastes refuges des bonobos sauvages en République Démocratique du Congo. La séquence qui a été utilisée dans cette campagne montre les bonobos de la communauté de Bompusa, un groupe qui est déjà habitué à la présence des chercheurs et qui fournit des données à un nombre croissant de projets de recherche.

Grace au soutien de Bonobo Alive, la population de bonobos de LuiKotale et ses environs est mieux protégée qu’ ailleurs en République Démocratique du Congo.

Il est à espérer que la campagne de WWF réussira à assurer la protection des populations de bonobos menacées à travers la République Démocratique du Congo et que les bonobos de LuiKotale pourront servir comme ambassadeurs d’espoir et d’espèce-phare pour la conservation dans cette campagne internationale.

Histoire de famille (Août 11, 2014)

Bonobo
Bonobo

Les bonobos femelles sont des mères très aimantes et attentionnées. Elles ont des liens sociaux étroits avec leurs enfants. Les fils restent dans leur groupe natal et entretiennent des relations solides avec leurs mères, même à l’âge adulte. Les filles sont différentes. Elles émigrent dans une autre communauté avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Pourtant, il y des exceptions. En février 2014, par exemple, la jeune Polly a donné naissance à son premier enfant tout en demeurant dans son groupe natal avec sa mère Paula et ses deux sœurs Priska et Parvati. Polly est la fille ainée du clan de Paula et, à l’âge de 12 ans, une mère exceptionnellement jeune. Aucun des chercheurs présents au site de recherche de LuiKotale avait remarqué la grossesse de Polly et la naissance de la petite Puran. La petite-fille de Paula a été donc une grande surprise. Il est très étonnant que Polly a donné naissance avant d’avoir émigré. Il y a plusieurs d’autres communautés de bonobos dans la forêt de LuiKotale et Polly a eu de maintes opportunités de se joindre à l’une d’eux. En fait, elle avait déjà disparu pour un certain temps mais elle s’est rejoint au groupe d’étude. Pourquoi est-elle restée ? Paule est l’une des femelles supérieures et peut-être Polly a juste retardé son émigration pour pouvoir bénéficier un peu plus longtemps des privilèges du statut de dominance de sa mère. Cela demeure une énigme été les chercheurs à LuiKotale ont la rare occasion d’étudier les interactions de trois générations de la même ligne maternelle.